Entretien courant 

L’objectif principal de ces travaux est d’assurer un entretien des berges et du lit des rivières qui respecte l’équilibre hydromorphologique du milieu.

L’entretien doit permettre d’assurer une gestion raisonnée du réseau hydrographique et sont conduit en parallèle de travaux de restauration et d’aménagement qui font l’objet d’une procédure de consultation à part.

Ces opérations d’entretien s’inscrivent donc dans une perspective globale de reconquête de la qualité des milieux aquatiques, conformément à la Directive Cadre sur l’Eau qui vise l’atteinte du bon état écologique d’ici 2021.

A cette fin, les travaux engagés doivent répondre aux objectifs suivants :

  • Améliorer les conditions d’écoulement aux abords des zones anthropisées (auto curage, faucardage sélectif, etc.) ;

  • Garantir le bon fonctionnement de l’écosystème aquatique : gestion du bois mort et gestion des embâcles (intervenir uniquement sur ceux faisant obstacle totale au bon écoulement et conserver ceux non-gênant au titre du maintien de la biodiversité et des habitats) ;

  • Restaurer et renaturer la végétation rivulaire dans certains secteurs, afin de permettre, à moyen terme, le maintien des berges, le ralentissement dynamique des crues, la création d'habitats, l'équilibre de l'ombrage et des températures du cours d'eau ;

  • Maintenir la valeur paysagère des cours d’eau : comprenant des essences variées (aulne, saule, frêne, noisetier, sureau, etc.) et le maintien d’une végétation à des âges différents ;

  • Préserver la qualité du milieu naturel et la ressource en eau.

 

Ces travaux consistent à :

Entretien sélectif de la végétation de bordure :

  • Débroussaillage sélectif et non systématique des talus des berges afin de retirer toutes les tiges retombant vers l'intérieur du lit de la rivière ou gênant l'écoulement des eaux ; Et de favoriser au maximum la croissance des arbres et arbustes ;

  • Élagage sélectif et non systématique des branches basses des arbres sains de bordure de berge, gênant l'écoulement des plus hautes eaux ;

  • Recépage des jeunes pousses et des anciennes souches ayant rejeté en haut de berge, afin de sélectionner les meilleures tiges, de façon à redonner un cordon végétalisé de haute tige le long de la rivière.

  • Taille d’arbre « têtard » pour leur intérêt patrimonial et paysagé

  • Abattage des arbres morts encore sur pied risquant de basculer dans le lit de la rivière lors d'une tempête ;

  • Abattage des arbres sains, uniquement lorsque cela est strictement nécessaire, ou lorsqu'ils présentent un risque réel de déstabilisation des berges ou de chute dans la rivière.

La préservation de la ripisylve est nécessaire, outre son intérêt paysager, celle-ci assure une bonne tenue des berges par l’entrelacis de racines et, par l’ombrage procuré, prévient des proliférations d’espèces hygrophiles.

Gestion des embâcles :

Les travaux consistent à retirer ou à fixer sur une berge les embâcles, dits « à risques », qui se sont formés et accumulés dans le lit de la rivière, au niveau des ponts et des vannages.

Les embâcles de moindre importance sont laissés en place ou fixés et serviront d’abri à la faune piscicole mais aussi de déflecteurs pour diversifier les écoulements

Attention : Les détritus et déchets, autres que du bois, sont évacués. Le syndicat retire dans la mesure du possible les déchets anthropiques mais ce n’est pas sa vocation !

 

2 – Plantation de ripisylve

La plantation d’arbres autochtones et adaptés aux bords de cours d’eau quand la rivière n’a plus de ripisylve.

Essence pouvant être planté en bord de cours d’eau (liste non exhaustive) :

Saule, Aulne, Frêne, Fusain, Cornouiller, Aubepine, Prunelier, Charme, Noisetier, Merisier, Troène, Tremble

Attention aux espèces exotiques envahissantes !

 

3 – Retrait de micro-seuil ou de clapet

Ces travaux consistent à retirer des seuils non naturels, autre que des embâcles, n’ayant pas un impact fort sur la ligne d’eau mais faisant obstacle à l’écoulement.

Le fait de retirer ces seuils anthropiques contribue à la restauration des continuités écologiques et facilite le déplacement de la faune aquatique tout en restaurant le profil d’équilibre de la rivière.